Début de safari : de Padangbai à Permeteran (route noire)
Traversée de Bali (sud-est en nord-ouest), pour rejoindre le parc de Celukantrimabay : 5 h (sans les arrêts) de petites routes sinueuses en minibus pendant lesquelles nous avons frisé le torticoli à force de tourner la tête à droite à gauche :
Temple ou porche de maison ? (Bali)
Nos yeux sont sans cesse captés par les maisons tellement ornées et sculptées qu’on se demande si finalement ce ne sont pas des temples,
Temple au centre de Bali
les rizières d’un côté ou l’autre de la route ou à flanc de montagne, la forêt tropicale d’altitude, des verts, des fleurs de toutes les couleurs.
Rizières dans l’est de Bali
Stop! visite de temples, passage du niveau de la mer à 2000 m en 45 m, redescente aussi rapide – les paliers de décompression ne sont pas respectés, les freins fument et crient au-secours ( le camion est neuf, on rode les freins).
Au bout d’une route sans fin, un lac !
On s’arrête, il y a de la citronelle, des clous de girogle, des mangues vertes, des …. on ne sait plus. Au bout de la route, un hôtel somptueux avec piscine au niveau de la plage. Si Internet le permet, quelques photos parleront mieux que toute description.
Départ et arrivée
Roissy Terminal 1. Comptoir de la Singapore Airlines : grâce aux béquilles (!), l’enregistrement est rapide, et le poids de nos sacs de plongée ne pose aucun problème (5kg en plus pour les plongeurs + les 25 kg de base … Royal). Rien à voir avec le T3, l’aérogare des vols charters. J’aime l’ambiance des aéroports et sa population hétéroclite, la frénésie du voyage qui transpire à chaque coin de l’aéroport.
La tension de ces derniers jours nous tombe dessus et je suis envahie par une immense fatigue. Dormir dès que cela sera possible.
le A 380 (Singapore Airlines)
Nous découvrons le A380, sa taille impressionnante. Juste à côté sur le tarmac est posé l’avion de « la République Française » : ridiculement petit ! Bon, on nous l’avait dit, mais voyager sur le A380 et sur la Singapore Airlines, c’est pas mal : silence et confort sont bien au RV. Impossible de dormir, nous nous faisons les 3 films disponibles en français et atterrissons après 12 h de vol à Singapour.
Il est 6 h du mat, heure locale, mais la chaleur et la moiteur extérieure se font tout de suite sentir. Transit de 2 heures dans cet aéroport gigantesque, délice du jardin d’orchidée, encore 2h30 de vol pour Denpassar (Bali), premier baptême de l’équateur pour Isabelle et, 1/4h avant l’arrivée nous nous écroulons de sommeil.
Quel plaisir de voir le sourire d’Augus, le chauffeur d’Ikandive qui nous attend avec sa pancarte. Nous apprenons nos premiers mots en indonésiens (qui s’avère être du balinais – rien à voir). Selamat Sore : bon après-midi. Encore 2 heures de route avant d’arriver à Padangbai (petit village à l’est de Bali) et décharger nos sacs au centre de plongée. Cela fait plus de 36 h que nous n’avons pas dormi. Des vrais zombis, sales et puants, accueillis comme à la maison par Claire, la maîtresse des lieux.
Du haut de la terrasse de l’hôtel, aperçu rapide de la végétation luxuriante, l’architecture des temples et des maisons, le travail du bois à tous les coins de rue … torpeur tropicale, odeur d’encens, sourires des enfants … nous aurons le temps de nous imprégner dans les jours à venir par cette atmosphère. On enfile nos pantalons thaï, des crocks et notre premier riz indonésien. Après quelques douches froides, la nuit sera longue, bercée (sic ?) par les décibels des deux bars ennemis, entrecoupée par le son des sirènes de bateau, des coqs de combat qui souffrent apparemment de « jet lag » chronique, le cri du gekko et forcément le chant du muezzin à 5h du mat. Mais qu’est ce que c’est bon ! Claire nous a proposé un jacuzzi, massage, spa …. pour nous remettre en forme : adopter la zen attitude, ne devrait pas être très difficile !
13-09 Des zéros pour les nuls.
C’est à prendre peur, les brouzouks du coin se comptent en millions. Avec 100 euros, nous avons l’impression d’avoir gagné au loto : 1 400 000 roupies, le tout en petites coupures. Difficile de s’y retrouver dans la valeur des billets, on ne sait pas si on mange pour 30 cts ou pour 3 euros, on jongle avec les zéros, il y a en a beaucoup trop… Bonne école pour devenir incollable sur les multiplications ou divisions décimales, niveau CE2.
12/09 – Une histoire de phare
Qui a dit que nous n’avions pas préparé suffisamment à l’avance nos bagages ? Qu’importe, mais il faut quand même raconter les aventures que nous avons eu avec notre Green Force, un phare de plongée réputé pour son autonomie, sa modularité et sa portabilité. Profitant d’une remise exceptionnelle au Vieux Campeur (VC), nous l’avons acheté en juin pour constater assez vite que celui-ci n’avait pas la tenue de charge annoncée. Retour au SAV, récupération en juillet, test dans la baignoire (jolie lumière soit dit en passant). Test de phare dans la baignoire
Même problème, on retourne mi Aout au VC et acceptons, après discussion avec les vendeurs de le retourner au SAV. Délais annoncés 3 semaines, soit quelques jours avant notre départ. Trop court… On nous assure que tout sera fait pour que nous récupérions le phare le 5 septembre…. Evidemment, il fallait s’y attendre, le 8, pas de nouvelle du-dit phare, coup de stress au service SAV du Vieux Campeur, ils se démènent comme il faut… jusqu’au mercredi 18h, le départ étant le jeudi matin. Le niveau stress passe en alerte rouge, finalement nous nous retrouvons avec un nouveau pack (non testé). Ouf, retour à la maison… cela nous a pris juste quelques heures et mangé le petit capital énergie qui nous restait ! Il est 19h 40 quand nous constatons qu’il manque une pièce maitresse du phare : le flexible. Le magasin fermant à 19h 30, on vire à l’état cyclonique et bondissons sur le téléphone : le n° est bon, cela sonne … attente, quelqu’un décroche, il reste une personne au service plongée…. RV pris à l’angle d’une station de métro pour récupérer le flexible qui était resté dans la boutique. Le phare est complet, enfin, nous testerons ses performances lors de la première plongée. Et dire qu’on s’y était pris 4 mois avant. Plus tard, je repenserai à l’histoire de notre ami Denis qui s’est retrouvé dans le port de Douvres sans le n° de tel de son contact anglais !
Aneka Bagus, notre hôtel « classe » avec piscine, séduisant de prime abord, s’avère tristounet et sans âme malgré les sourires du personnel et un jardin très fleuri. Manger « local » ou tout simplement hors de l’enceinte de l’hôtel relève de l’expédition, ce qui nous évitons, afin de garder nos jambes intactes pour les semaines à venir (environ 1 km en bord de route, sans lumière). Mais nous ne sommes là que pour 4 nuits, et, surtout pour plonger : 2 jours dans les eaux du parc de Mejagan Islands et 2 plongées sur le site de Purit Jati, réputé pour ses muck-dive (littéralement plongées sur marécage, en l’occurrence plongées sur fonds de sable noir). Pas très tentant dit comme ça, mais il paraît que c’est là que l’on peut voir les plus belles petites bestioles sous-marines, que ce soit pour leurs couleurs ou leur forme. Presbytes s’abstenir, mais les tests que nous avons pu faire avec nos nouveaux masques sont plus que satisfaisants. A nous la découverte du monde macroscopique !
Enfin les premières plongées : comme toujours, il faut reprendre ses marques, comme souvent, les premières photos sont très décevantes (réglages de lumière inadéquate, phare mal positionné, des dragonnes qui s’emmêlent …).
Ces poissons-clown qui nous narguent dans leurs anémones,
Poisson de Bali (Parc de Permeturan – Nord de Bali)
ces gorgones de toutes tailles et de toutes les couleurs, ces crinoïdes fluos que l’on a envie de caresser, ce poisson scorpion qu’il ne faut surtout pas toucher, cette tortue qui passe au loin suivi de près par un platax, ce nudibranche hors du commun pour nous …. finalement, si on prenait juste le temps de les regarder ?
« Plane, plane » disent les balinais, ce qui veut dire « doucement, doucement ». Des photos, on arrivera bien à en prendre, non?
Entre deux plongées, Made notre guide, nous donne quelques rudiments de rudiments de la culture et des religions balinaises (bouddhiste et hindouiste entre autres), nous parle du temple de la maison, celui de la famille qui regroupe celui de plusieurs maisons, celui du village qui regroupe celui de plusieurs maisons, celui de la région qui regroupe …. Ainsi de suite … sans parler du temple et des cérémonies qui fêtent les pêcheurs, les agriculteurs, l’eau, le ciel, la terre, les chèvres, les aigles, les buffalos, les tigres,…. Tout cela en anglais, if you please .. en anglais indonésien. Notre niveau d’english language progresse en flèche depuis 3 jours ! Toujours pas vu de Manta !